Dimanche 8 novembre 2009

                                                                                                                    le 31-10-2009

 

                                                 A Mr Jean Jacques BROT

                                                 Préfet d’Eure et Loir

                                                 Place de la République

                                                 28019 Chartres Cedex


Objet : boues d’Achères

 

 

 

Mr le Préfet,

 

J’attire votre attention sur le projet d’épandage de boues de la station d’épuration d’Achères sur un terrain en jachère depuis longtemps à l’entrée de notre village et en bordure d’habitations et en surplomb du Loir (parcelle ZC 0018 de 43940m2).

Les habitants qui ont pu s’exprimer auprès du registre du commissaire enquêteur –agriculteurs, conseillers municipaux, habitants, et le Maire de la Commune ont manifesté leur opposition à cet épandage.

Ce terrain appartient à monsieur Deveaux  Luc Didier agriculteur à Bailleau le Pin qui propose pour ces épandages les terrains en jachères qu’il possède hors de sa commune et loin de son propre domicile…Et sans en avertir les Maires des communes concernées !!!

 

Je vous prie de trouver ci-joint copie de ma lettre annexée au registre d’enquête.

 

Je vous informe que des habitants font signer une pétition du fait des jours et horaires réduits

D’enquête et que nous envisageons diverses formes d’actions pour s’opposer à cet épandage de boues polluées.

Et au cas où elles seraient malgré tout épandues (avec votre accord) nous envisagerons d’autres actions comme dans l’Aisne (raclage du terrain et transport de ces boues chez l’agriculteur concerné et en préfecture…).

 

J’espère sincèrement que le principe de précaution prônée par le Président de la République s’appliquera ici et que vous me répondrez en ce sens.

 

Respectueusement vôtre

 

Michel Michelon

Ancien cadre d’un syndicat de rivière

Ex Conseiller Régional d’Ile de France

Et toujours écologiste

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Samedi 24 octobre 2009



85 COMMUNES
d’EURE ET LOIR

Sous la menace des boues polluées d’ACHERES



 

L’enquête publique en cours pour l’extension du périmètre d’épandage de boues de la station d’épuration d’Achères -Val d’Oise- (2ème plus grande station d’épuration au monde après Chicago) concerne 85 communes de l’EURE ET LOIR.


Ces boues sont particulièrement nocives, fortement chargées en métaux lourd et porteuses d’autres traces de produits toxiques.


Les terres agricoles où sont prévus les épandages concernent plusieurs de nos vallées et rivières et en particulier le LOIR. Les produits polluants iront directement dans nos rivières par ruissellement des eaux de pluies qui lessiveront ces boues.


 Les habitants de nos vallées et les riverains du Loir n’ont pas à subir ces pollutions et nuisances. Ni les nombreux pêcheurs qui bénéficient de la qualité des eaux de nos rivières.

Ni les agriculteurs dont les terres seront polluées et à qui on aura fait miroiter quelques aides financières. Ces épandages sont aussi une nuisance olfactive et visuelle. Ces boues sont même prévues d'être épandues sur des terres en jachères non retournées et cultivées...


Partout le S.I.A.P.P - énorme Syndicat d’assainissement d’Ile de France - n’a que des explications douteuses et contestées tant par les associations d’environnement que les techniciens des syndicats de rivières et les agriculteurs.


La preuve absolue des risques encourus est qu’un Fonds de Garantie des Risques a été mis en place par l’Etat pour indemniser les agriculteurs « dans le cas , après épandage, leurs terres deviendraient impropre à la culture, d’un risque sanitaire ou de la survenance d’un dommage écologique lié à l’épandage ».


Rappelons qu’en 1999, les cultures maraichères autour d’Achères et Bessancourt (Val d’Oise) ont été interdites : « les boues d’Achères ayant contribué à la pollution des sols ».


Ces déchets polluants et destructeurs de la qualité des eaux superficielles et des terres agricoles ne peuvent être considérés avec désinvolture. Le principe de précaution doit ici être appliqué en l’absence d’études sérieuses et indépendantes du SIAPP sur les conséquences de ces épandages.

 

L’EURE ET LOIR N’EST PAS LE DEPOTOIR DE LA REGION PARISIENNE

 

Les boues industrielles polluées d’Ile de France n’ont pas à être épandues en EURE ET LOIR.


A l’heure du Grenelle de l’Environnement, notre département comme nos voisins du Loiret, du Cher et de l’Indre qui s’y opposent, n’a pas vocation à devenir le dépotoir  de la Région Parisienne. Ce projet est en contradiction avec l’heureuse initiative prise par des élus locaux en concertation avec le Conseil Général et l’Etat pour constituer un grand Syndicat Mixte de gestion des eaux superficielles sur le bassin du Loir afin d’améliorer la qualité des eaux et de respecter les objectifs européens pour 2015 et 2021 notamment.


Le MODEM 28 exprime son opposition à ces épandages et soutient les élus, associations et habitants de nos communes qui s’y opposent.


Ces pratiques de « déportation des déchets d’Ile de France » sans aucun plan de suivi ni de gestion des dits déchets, ni études sérieuses des conséquences doivent être combattues.


Le MODEM 28 demande au Conseil Général et à l’ensemble des collectivités locales concernées d’exprimer leur opposition à ces épandages et le respect du principe de précaution dans leurs délibérations.

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Jeudi 15 octobre 2009



Plus de soixante militants et sympathisants de l'Eure et Loir, du Loiret et du Loir et Cher ont répondu présents. 
 



Sous la présidence de : 

Jacqueline Gourault, Sénatrice du Loir et Cher et vice-présidente du MoDem,  
Marc Fesneau, conseiller régional du même département,

Eric Chevée, président du Conseil Départemental du MoDem28

Yves Clément, président du MoDem45,

est abordé le premier des six thèmes au programme pour la préparation des élections régionales de mars 2010, soit celui de la gouvernance territoriale.

 

Le rapport Balladur a prévu d’alléger le millefeuille des institutions territoriales et le MoDem est, bien sûr, favorable à ce projet qui fut dans la campagne présidentielle un des chevaux de bataille de François Bayrou (fusion Départements et Régions).


Mais la réalité du projet de Nicolas Sarkozy nous pose trois problèmes : la question du financement des collectivités territoriales, le mode de scrutin et la répartition des compétences que l’on nous promet seulement pour 2012.


En outre, la réforme qui se veut être un allègement des structures prévoit la création de métropoles (sur la base d’agglomération de 450.000 habitants qui seraient des Etablissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI), en remplacement des « pays » créés en 1995.


Jacqueline Gourault commente le rapport sénatorial d’information de Monsieur Yves Krattinger, rapport qui, élaboré après huit mois de travaux, devait éclairer le Sénat sur la réorganisation territoriale. C’est en effet maintenant que le Sénat devrait, en première lecture, examiner le projet de loi que prépare le gouvernement.

Vous trouverez le détail de ce rapport sur le site

http://www.senat.fr

 

Cette réforme qui devrait supprimer 3.000 élus sur les 6.000 Conseillers Généraux et Régionaux est très mal engagée car elle part en guerre contre les élus actuels.

 

Après les exposés d’Eric Chevée, Jacqueline Gourault et Marc Fesneau, un débat s’engage entre les adhérents MoDem et les conférenciers.

 

Les cinq thèmes suivants se dérouleront dans les cinq autres départements de la Région Centre (Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, Indre et Cher) jusqu’à la mi-décembre.

Fin novembre le MoDem devrait avoir désigné la tête de liste de la Région Centre ainsi que les chefs de file des six départements.

 

Cette soirée se poursuit par un apéritif et un repas dans une ambiance conviviale et fraternelle.

 

Le délégué C.C.C.

Guy Leuvrey

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Mercredi 23 septembre 2009

Nous sommes heureux de vous inviter à participer à la
soirée Orange du MoDem28 qui aura lieu à Briconville le
 
vendredi 9 octobre 2009 dès 19 h
 
Echanges, rencontres avec des adhérents et sympathisants des départements limitrophes (Loiret, Yvelines.....).
Buffet amical
Cette soirée est ouverte à tous, adhérents, militants et sympathisants.

Pour l'organisation de ce rendez-vous, veuillez contacter
Colette Leuvrey au 02 37 27 61 67   /   06 87 96 15 29
ou colette.leuvrey@wanadoo.fr
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Lundi 21 septembre 2009


Réunion du 16 septembre 2009.

La séance débute par un tour de table très ouvert.

  

Chacun exprime ses sentiments suite aux événements du mois d’août :


Réunion avec Marielle de Sarnez, Peillon, Hue, Cohn Bendit,…. 
- Université de rentrée à la Grande Motte avec le discours de Bayrou et sa proposition de dialogue et de la création d’un Parlement d’alternance.

  

Le compte-rendu de l’université de la grande Motte à laquelle participaient Guy et Colette Leuvrey sera envoyé à chaque membre du Conseil Départemental (par Colette Leuvrey) et mis sur le site Modem28 (par Guillaume Gaullier).

 

A prévoir dans vos agendas, le congrès thématique du MoDem les 4,5 et 6 décembre 2009  à Arras. Congrès qui définira les grands thèmes en vue des élections régionales.

 

Annonce de la soirée Orange du 9 octobre 2009 à Briconville et de son organisation. Un buffet suivra cette réunion – participation 10 € minimum. Animation musicale prévue.

Soirée étendue aux sympathisants et aux Fédérations de la Région Centre.

Mail à tous les adhérents pour qu’ils réservent cette soirée avec demande de confirmation pour l’organisation.

 

La mise à jour fréquente du Blog du MoDem 28 est évoquée.

Alain Bertier souhaite également la création d’un forum pour une communication entre adhérents (questions, commentaires….). Sa proposition est adoptée à l’unanimité.

 

Dossier RN 154 avec une première réunion publique le 25 septembre 2009 à Champhol, Salle des Fêtes. Une participation nombreuse du MoDem est vivement souhaitée.

Actualisation du dossier par Doune Godin.

 

Finances. David Aumont, trésorier, aimerait avoir connaissance du versement des cotisations de chaque adhérent ainsi que du montant de leur don éventuel. D’après la nouvelle règle nationale, les cotisations resteraient acquises au Siège et les dons reversés aux Fédérations départementales.

 

Mise en place du CREA28. Un crea28 est souhaité. Cette initiative est due à Jean-François Kahn au niveau national. Groupe de réflexion auquel participent des membres non inscrits au Mouvement. Cela pourrait être une des applications pratiques de notre volonté  au Dialogue.

 

 

La réunion est suivie d’un repas où participent 18 membres du conseil.

 

 

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Lundi 21 septembre 2009

 

J- 4 pour la première réunion contradictoire qui se tiendra le 25 septembre à 20 H. 30 à l'espace Jean Moulin à CHAMPHOL.


Venez nombreux soutenir la position du mouvement démocrate d'Eure & Loir et poser vos questions. Vous pouvez également  signer la pétition du collectif et y ajouter
"MoDem" à votre nom :


http://www.jouonscollectifa154.fr/

                                         

Les informations de la commission de débat public, et notamment :

 

        le n° 1 du journal du débat

        le dossier du maître d'ouvrage, présenté à la CNDP

        la synthèse de ce dossier

 

sont sur le site  www.debatpublic-devenirdelarn154.org



Les 14 réunions de débat public ont été programmées du 12 octobre 2009  au 28 janvier 2010, en voici le calendrier :

Lundi 12 octobre   – ( Aux Enfants du Paradis  à CHARTRES ) : Quel devenir pour la RN 154 ?

Vendredi 16 octobre – ( CinéCentre à DREUX ) : Quel devenir pour la RN 154 ?

Jeudi 22 octobre - ( Aux Enfants du Paradis à CHARTRES ) : Les déplacements sur notre territoire – caractéristiques et évolution.

Vendredi 13 novembre - ( Aux Enfants du Paradis à CHARTRES )  : Le projet et l’enjeu environnemental .

Mardi 17 novembre - ( Espace Jean Moulin à CHAMPHOL )  : Un axe routier au service du développement économique.

Lundi 23 novembre - ( Chambre d’Agriculture à CHARTRES )  : Le financement du projet – enjeux et scénarios .

Samedi 28 novembre - ( Cinécentre à DREUX  ) : Auditions publiques   ( de 10 heures à 12 heures 30 ).

Mardi 1er décembre  - ( Salle des sports de l’Oscar à St REMY sur Avre ) :La conception et la conduite d’un projet routier.

Lundi 7 décembre -  ( CinéCentre à DREUX ) : Les perspectives d’aménagement dans la partie NORD du futur Axe .

Samedi 12 décembre - (  Aux Enfants du Paradis à CHARTRES ) : Bilan d’étape  ( de 10 heures à 13 heures 30 ).

Jeudi 17 décembre - Salle Sylvia Monfort à VOVES  :  Les perspectives d’aménagement dans la partie SUD de l’axe.

Jeudi 14 janvier - ( Chambre d’Agriculture à CHARTRES ) : Quels impacts sur le monde agricole .

Mardi 19 janvier - ( CinéCentre à DREUX ) : Mise en concession Règles et enjeux.

 


Nous entrons dans le vif du sujet et ces quatre mois doivent permettre à chacun de se documenter, de s'exprimer et d'être acteur sur un projet de grande importance pour le devenir de notre région, pour l'environnement et pour les générations à venir.

Ensemble, nous devons faire  respecter nos valeurs et la démocratie.


Merci de votre soutien et de votre présence.

Doune

 

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Dimanche 20 septembre 2009

Le président national du Mouvement Démocrate est venu soutenir, jeudi 17 septembre 2009 à Rambouillet, Georges Mougeot, candidat à la législative partielle de la 10ème circonscription des Yvelines.

Une délégation de l'Eure-et-Loir, conduite par Eric Chevée, était présente ce jeudi à Rambouillet.

Retrouvez dans son intégralité l'article parut dans l'Echo Républicain du 18/09/2009 en cliquant sur l'image ci-dessous. 

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Dimanche 13 septembre 2009

Voici bientôt un an que le projet RN154 a pris forme au sein du MoDem. Je souhaitais vous expliquer comment je me suis trouvée impliquée sur ce dossier.

Une simple question par mail à Eric Chevée, suite à un article de l'Echo concernant le collectif contre l'A154 :
"Quelle est la position du MoDem et la tienne, concernant ce dossier ?"

 La réponse ne se fait pas attendre :
"Ce sujet est vraiment important, il faut en débattre et prendre une position officielle. Peux-tu préparer un résumé du problème et le diffuser aux membres du CD ?"

Je m'exécute donc, m'attendant plutôt à une réponse de positionnement du chef.

Il me met donc au pied du mur, moi, une simple militante
!

La suite; consultation, rapport, réunions etc... vous connaissez. Je me suis lancée et j'ai relevé le défit.
Mais je dois dire que je ne m'attendais pas à ça.  Cela a été un vrai travail de concertation avec beaucoup d'entre vous et surtout j'ai eu très vite la confiance et les encouragements d'Eric. Je tenais ici à le remercier pour cela.

Je vous encourage donc à faire comme moi et vous investir sur un projet qui vous tient à cœur, vous verrez comme c'est motivant dans un fonctionnement démocratique comme le notre, de bas en haut, de haut en bas etc...

Je ne suis pas certaine que beaucoup de fédérations laissent les militants de base s'exprimer à ce point. Nous allons faire des envieux.

Je souhaitais exprimer ici mon ressenti et le partager avec vous, en toute franchise, simplement.

Mais ne perdons pas de vue les débats sur le devenir de la 154. Votre soutien (voir votre signature de la pétition sur le site) et aussi votre présence aux réunions est très importante.

Venez nombreux représenter le Mouvement Démocrate d'Eure et Loir.  Notre présence est indispensable tout au long de l'année, sur tous les projets qui engagent les Euréliens et pas seulement au moment des élections.
Cela permettra peut-être aussi de faire grossir nos rangs.

Cordialement.

Doune
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Samedi 29 août 2009


La présidence du MoDem28, réunie cette semaine pour préparer la rentrée, a souhaité que le blog du MoDem 28 devienne un lieu d’expression ouverte des militants, des sympathisants et de tous les citoyens désireux d’apporter leur contribution, ou la contradiction, à notre réflexion.

 

Deux textes que nous venons de mettre en ligne peuvent servir de support à ce nouveau départ que nous souhaitons pour notre blog.

 

Après la relative désillusion des élections européennes, le MoDem28 a rédigé une contribution pour le Conseil national du 4 juillet.

Quel est votre avis sur les pistes de réflexion qui sont ouvertes dans ce texte ? En avez-vous d’autres à proposer ?

 

Malgré la torpeur où la canicule nous a plongés durant ce mois d’août, vous avez évidemment suivi les débats quelque peu agités sur la constitution d’un grand mouvement social, écologique et démocrate, réunissant des citoyens appartenant à des courants politiques variés. Variés, c’est le moins que l’on puisse dire, si l’on en juge par la composition de la tribune à laquelle Marielle de SARNEZ, notre vice-présidente, s’est exprimée.


Quelle est votre opinion sur les rapprochements qui s’esquissent ? Faut-il continuer à explorer les idées des uns et des autres pour voir si elles sont compatibles au point de pouvoir constituer un programme ? Faut-il arrêter tout de suite ce qui ne serait qu’une confusion préjudiciable à nos idéaux ?

 

Voilà deux bons textes pour ouvrir la réflexion au sein de notre mouvement.

 

A vos claviers !

 

Eric CHEVEE

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Samedi 29 août 2009


Marielle de Sarnez, Vice-présidente du Mouvement Démocrate et Députée

européenne s’est exprimée, samedi 22 août 2009, à Marseille.

"Vous m'avez invitée. J'y ai été très sensible. J'ai accepté votre invitation, je veux vous dire pourquoi.

 

Des histoires différentes, une même inquiétude pour notre pays.

Nous venons d’horizons divers. Nous exprimons des histoires, des idées qui peuvent être différentes.  Nos parcours, nos itinéraires respectifs, nos chemins ne sont pas les mêmes. Et c’est heureux. Nos émotions, nos indignations, nos priorités, notre appréhension du monde ne sont pas toujours les mêmes non plus. Et c’est tant mieux.

Nous venons d’horizons divers mais nous partageons la même inquiétude pour notre pays. Et nous portons, je le crois, pour l’essentiel, le même jugement sur le pouvoir en place. Nous n’aimons ni sa façon de faire, ni sa façon d’être.

Nous n’acceptons pas qu’il fragilise certains des piliers de notre république, alors qu’il nous faudrait au contraire les renforcer dans les temps de délitement et de perte de repères que nous vivons.  Tout ce qui permet de construire un pays : une éducation de qualité, respectée, soutenue ; une recherche de pointe, qu’elle soit fondamentale ou appliquée ; un système de santé dont chacun soit sûr, patients et médecins, et personnels de soin ; une justice équitable ; des forces de l’ordre républicaines sereines parce qu’assurées de leur mission, de leurs moyens et de leurs règles ; une société d’intégration active ; tout cela est aujourd’hui fragilisé, déstabilisé, sans perspectives.

Nous n’acceptons pas que ce pouvoir ait renoncé, idéologiquement, à faire vivre notre principe d’égalité, qu’il continue d’aggraver les inégalités déjà si lourdes de la société française. Je pense à la transmission d’héritage. Je pense au bouclier fiscal. Surtout dans un moment où les efforts à consentir vont peser exclusivement sur les classes moyennes.

Nous sommes en désaccord profond avec sa façon d’être. Nous récusons l’ultrapersonalisation du pouvoir, son hégémonie, et sa partialité. La démocratie, c’est le pouvoir pour le peuple, et non pour les amis du pouvoir. Et la démocratie, c’est le pouvoir avec limites et non sans limites. C’est pourquoi, nous soutenons depuis longtemps l’idée d’une République nouvelle, d’une VIème République, qui institutionnalise une séparation réelle des pouvoirs entre l’exécutif, le législatif, le judiciaire, mais aussi le monde des affaires, et le monde des medias. Un pouvoir qui organise en son sein des contre pouvoirs réels, renforce celui de l’Assemblée en changeant le mode de scrutin pour qu’enfin la France, toute la France, dans ses diversités, soit représentée dans notre Parlement.

 

Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose.


Nous venons d’horizons divers, mais si nous croyons qu’il y a de l’insupportable dans ce qui se fait aujourd’hui, et qu’un nouveau monde est à dessiner, alors ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose.

Nous voyons la politique comme un idéal. Nous ne voulons pas sacrifier la fin aux moyens. Nous ne voulons pas de la marchandisation du monde. Nous ne nous résignerons jamais à la croissance des inégalités, entre les Français, entre les peuples européens, comme entre les citoyens du monde. Nous considérons que la politique existe non pas pour être mise au service des puissants, mais des plus fragiles. Nous croyons aux vertus de la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité ». Nous voulons construire une véritable démocratie. Respectueuse, responsable, généreuse, solidaire et durable.


J’ai la conviction que  tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans le pouvoir actuel, et croient dans un autre idéal, ont beaucoup à partager. Tous ceux qui n’ont pas renoncé –je vais employer le mot le plus rassembleur, à l’idéal républicain, ont à faire ensemble. À construire ensemble cet idéal républicain, non pas comme il a été, mais comme la crise exige qu’on le pense pour demain. À construire ensemble un espoir pour un peuple. Peut-être même un espoir pour un peuple, qui s’adresse aussi aux autres peuples. Ils ont à voir plus large pour aller plus loin.

Tous ceux qui partagent ces convictions ont à faire ensemble.


Ensemble. Pas les uns sans les autres. Et pas les uns contre les autres. S’ils sont les uns contre les autres, dans le dénigrement perpétuel, c’est fini. Non seulement ils ne gagneront pas, mais même l’espoir ne verra jamais le jour. Et même s’ils sont les uns sans les autres, je crains que le résultat soit aussi décevant.

Or il importe au plus haut point que cet espoir voie le jour. Qu’un espoir voie le jour.


Et il y a urgence. Car ce qui va se jouer dans trois ans, ce ne sera pas la question classique d’une alternance entre forces politiques opposées. Ce ne sera pas la couleur de la prochaine Assemblée. Ce ne sera pas non plus la seule question d’inflexion des politiques suivies. Ce ne sera même pas la seule question du changement de Président de la République, et pourtant nous savons tous ça ici que ça compte beaucoup ! Non. Ce sera beaucoup plus que tout cela. La question à laquelle les Français devront répondre portera sur le modèle de société que nous voulons bâtir pour le siècle qui vient, et que nous laisserons à nos enfants, et aux enfants de nos enfants. Ce n’est plus une question pour la politique. C’est une question pour l’histoire. Et nous devons être les pionniers de ce monde nouveau.

 

Construire ensemble un nouveau modèle de développement plus juste…


Oui, il y a un nouveau modèle de développement à définir.

Nous sommes à la fin d’un cycle. La crise financière, économique et sociale que le monde traverse n’est pas le fruit du hasard. Elle n’est pas un accident, ou un simple dérapage. C’est la conséquence logique d’un système d’ultra financiarisation, où la spéculation financière et l’envie de profits toujours plus importantes, l’ont emporté sur toute autre considération.


Les marchés financiers ont imposé une économie virtuelle qui avait peu à voir avec l’économie réelle. La question essentielle est là : sommes-nous du côté de ceux qui veulent, malgré quelques déclarations verbales ci et là, conserver ce système et donc revenir au statu quo d’avant crise – c’est la position du pouvoir en place et de ses amis- ou bien voulons-nous changer de système, et construire un nouveau modèle ? Sur ce point, je suis sûre que nous nous retrouvons : nous avons besoin d’un nouveau modèle de développement. Plus sobre, plus juste, plus durable. Avec de nouvelles formes de production et de consommation. Qui privilégie le long terme sur le court terme dans tous les domaines.


Et d’ailleurs l’impôt devrait être là pour ça. Ce qui veut dire que nous avons besoin d’une profonde réforme fiscale. Pour mettre en œuvre une fiscalité qui, à la fois réduise les inégalités, et accompagne la protection de la planète. Cette fiscalité nouvelle devra  favoriser le long terme et les investissements durables, et pénaliser le court terme. Je pense par exemple aux opérations purement spéculatives et sans fondement économique. Et je crois que la réflexion autour de la taxe Tobin n’est pas vaine. Cette taxe sur les transactions financières est un instrument politique à notre disposition pour tenter de changer les comportements des acteurs de la planète finance. Nous devrons nous en saisir. 


Comme nous devrons changer les règles en matière d’aides d’État. C’est une honte de voir que les milliards engagés au profit des banques, l’ont été sans aucune contrepartie réelle. C’est une honte de voir encore cet été les bonus accordés aux cadres et aux traders des banques qui ont reçu le soutien financier de l’État, c’est-à-dire, faut-il le rappeler, des contribuables que nous sommes. Oui, nous devrons changer les règles et c’est assez simple : il suffit de décider que, chaque fois que l’État intervient de façon conséquente, ses représentants siègent aux conseils d’administration et peuvent exprimer un droit de veto sur toute décision contraire à la défense de l’intérêt général.

De la même manière, nous ne pouvons pas laisser les hauts revenus augmenter régulièrement, giflant symboliquement le reste des Français, accroissant chaque jour davantage les inégalités, et ce d’autant plus que le pouvoir d’achat des classes moyennes, lui, diminue. Il nous faut donc retrouver le chemin d'autres valeurs et notamment celles du partage et de la solidarité. Nous devrons mettre fin aux salaires abusifs, en les corrigeant par la fiscalité. Comme cela a été fait dans d’autres pays européens. Et même aux États Unis.

 

… et plus solidaire.


Ce nouveau modèle de développement il devra selon moi être fondé sur la solidarité.

Solidarité entre les générations. Je pense à la question des dettes improductives qui plombent toute marge de manœuvre, et qui inquiète, à juste titre, de nombreux responsables politiques français, de François Bayrou à François Hollande, Laurent Fabius ou Philippe Seguin. 


Je pense aussi à la question des retraites que vous avez abordée hier. Notre population change. Malgré le meilleur taux de natalité d'Europe, nous aurons en 2040 un tiers de la population qui aura plus de 65 ans et une durée de vie moyenne qui se prolongera jusqu'à 89 ans pour les femmes et 84 ans pour les hommes. En moyenne. C'est considérable. Nous devons ouvrir de nouvelles pistes : celle de la retraite par points mérite d’être étudiée. Celle d’un changement de rythme dans la vie professionnelle aussi : commencer à travailler moins, autant que possible, selon les métiers et selon les entreprises, dès l'âge de 55-60 ans et rester, si on le souhaite, après 65 ans, à son rythme, essentiellement afin de former des jeunes, être la mémoire d'une entreprise, d’une association. Enfin, nous devons traiter de la question de la pénibilité dans le travail d’une manière radicalement différente. Une société digne de ce nom ne devrait pas  accepter que l’espérance  de vie de certains de nos concitoyens soit moindre à cause de leur activité professionnelle. Voilà une réforme pour des démocrates : veiller à ce que, dans un parcours professionnel, un salarié ait un droit reconnu à ne pas exercer un travail pénible tout au long de sa vie.


Solidarité entre générations, enfin, autour de notre patrimoine écologique, l’air que nous respirons et qui nous protège de moins en moins du réchauffement, la terre qui nous nourrit, bien ou mal, selon comme on la traite, l’eau dont la qualité se détériore du fait des comportements humains. Tout le monde le pressent : nos conditions de vie vont considérablement évoluer. Que ce soit sous la contrainte réglementaire consécutive à la lutte contre le changement climatique ou tout simplement en raison du renchérissement inéluctable des énergies fossiles, tout notre système actuel de production et de consommation est au bord d'une révolution inéluctable. Il faut d’ailleurs le vivre comme une chance et non comme une contrainte. Et la future taxe carbone dont on parle beaucoup devra être conçue  pour accompagner cette mutation, et surtout pas pour remplacer la Taxe Professionnelle ! C’est une exigence que nous devrions défendre ensemble.

  

Des comportements nouveaux pour des temps nouveaux.


Bâtir un nouveau modèle de développement, remettre de la justice sociale, lutter contre les inégalités, mieux préparer l’avenir, construire une société juste et équilibrée, tout cela imposera de heurter des intérêts, des habitudes de pensée. Mais c’est moins difficile que d‘accepter que se durcisse encore le monde que l’on construit en notre nom.

C’est dire, mes chers amis, l’importance des rendez vous qui viendront en leur temps. C’est dire aussi que plus la cause est grande, plus les comportements et les attitudes des politiques engagés que nous sommes devront être à la hauteur. 


J’en suis convaincue : les temps appellent des comportements nouveaux. Les enjeux  sont tels que nous ne pouvons plus continuer les uns et les autres à nous enfermer dans le jeu d’attitudes stéréotypées, par exemple dans le jeu des alliances anciennes. Le monde change. La vie politique française doit changer aussi. Les lignes doivent bouger. Nous ne pouvons plus rester immobiles, figés dans nos certitudes respectives, et revendiquer pour l’avenir des stratégies du passé. Qui ne voit le terrible déficit de pensée qui menace la vie publique en France, comme en Europe ?

Nous avons vitalement besoin de renouvellement. Renouvellement des idées, des attitudes, des comportements. C’est pourquoi nous avons beaucoup à faire ensemble. Aucun d’entre nous, aucun des courants politiques de ce qu’on appelle « opposition », ne peut prétendre nourrir à lui seul cette réflexion, tant elle est vaste, tant elle oblige à des changements de pensée, à tourner le dos aux réflexes d’hier.


Je voudrais faire devant vous l’éloge de ce mouvement, de ce changement, qui consiste à abandonner les réflexes d’hier pour accepter les attitudes de demain. Je vous parle au nom d’une famille politique qui a coupé ses amarres pour rester fidèle à ses valeurs. Nous l’avons fait. Si je vous disais que c’est facile, vous ne me croiriez pas. C’est difficile, et c’est risqué. Mais c’est vivifiant.


Au fond, il y a deux attitudes possibles : choisir que rien ne change, ou bien accepter le changement, le changement des autres, et le changement pour soi-même.

 

Mes chers amis, ce que nous avons à construire ensemble est plus grand que ce que nous sommes. Soyons généreux. Soyons altruistes. Nous sommes différents. Mais nous pouvons construire ensemble. S’ouvrir à d’autres. Pour redonner de l’espoir, renouer avec un idéal. C’est comme cela que j’aime la politique. Merci de m’avoir invitée."


Par Blogmasters MoDem 28 - Publié dans : La Vie du Mouvement
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