Lagarde au FMI. Wait & see.

Elle a été nommée ce soir. On verra la suite.
Chez Ruquier l'autre soir, voici ce que disait F. Bayrou.
Question: J'ai cru comprendre que vous ne souhaitiez pas Christine Lagarde à la tête du FMI...
François Bayrou : J'ai donné l'avertissement nécessaire pour que l'on se souvienne des choses si elle viennent : c'est quelque chose à mon sens d'imprudent de présenter une candidature alors que beaucoup d'éléments nous amènent à penser qu'elle risque une mise en cause devant la Cour de justice de la République. Dans l'affaire Tapie, il y a eu des choix, des décisions qui n'étaient pas acceptables pour le procureur général auprès de la Cour de Cassation. Il a écrit que ces décisions avaient été prises pour faire échec à la loi. Elle prend ce risque et ceux qui la soutiennent le prennent aussi.
Question: Il y a de quoi jeter un doute mais il n'y a pas un dossier accablant...
François Bayrou : Avez vous lu le réquisitoire du procureur de la Cour de Cassation ? Il met en valeur 11 points qui sont si graves pour lui qu'il écrit que ces décisions ont été prises pour faire échec à la loi. Je n'en dirai pas plus. Ce n'est pas une affaire de fou, c'est une affaire extrêmement simple dans laquelle la décision du Gouvernement a contredit les principes les plus absolus du droit public en France : l'Etat n'a pas le droit de passer par une justice privée et de faire des arbitrages. On est allé à l'encontre des principes du droit et ce qu'écrit le procureur général c'est que cela a été fait pour avantager Monsieur Tapie. L'arbitrage est interdit pour l'Etat ! Il faut que vous revoyiez vos cours de droit public : c'est un principe général du droit ! Il y a là un risque qui a été pris contre la réputation de la France. Le Gouvernement a décidé de le prendre, c'est son choix. Moi, j'aurai fait mon travail de parlementaire et de défenseur de l'intérêt général.